Remplacer le moteur d’un bateau représente souvent un budget important. Lorsqu’un moteur arrive en fin de vie, qu’une réparation devient trop coûteuse ou qu’une pièce essentielle n’est plus disponible, l’achat d’un moteur in-bord d’occasion peut devenir une solution particulièrement intéressante.
Cependant, choisir un moteur marin d’occasion ne consiste pas simplement à trouver une puissance équivalente à celle de son ancien moteur. Plusieurs caractéristiques doivent être vérifiées afin d’éviter une mauvaise surprise au moment du montage.
Chez Casse Marine, nous récupérons régulièrement des moteurs provenant de bateaux destinés au réemploi ou à la déconstruction. Volvo Penta, Yanmar, Perkins, MerCruiser, Nanni, Caterpillar ou encore Cummins : le marché de l’occasion permet notamment de retrouver des motorisations anciennes qui ne sont parfois plus commercialisées.
Vous pouvez déjà consulter notre sélection de moteurs in-bord d’occasion actuellement disponibles.
Pourquoi acheter un moteur in-bord d’occasion ?
Le premier avantage est évidemment économique.
En effet, le remplacement complet d’un moteur marin par une motorisation neuve peut représenter une dépense importante, surtout lorsque la modification nécessite également de remplacer l’inverseur, la ligne d’arbre, les commandes ou certains éléments électriques.
Ainsi, un moteur bateau d’occasion permet souvent de conserver une configuration proche de l’installation d’origine tout en réduisant considérablement le coût du remplacement.
De plus, l’occasion peut être particulièrement intéressante lorsque l’on recherche un modèle précis qui n’est plus fabriqué.
De nombreux bateaux naviguent encore avec des moteurs comme :
- Volvo Penta TAMD31, TAMD41, MD17 ou séries 2000 ;
- Perkins 4108 ou 4236 ;
- anciens Yanmar ;
- MerCruiser essence ou diesel ;
- moteurs Nanni ou Renault Couach.
Ces motorisations sont encore recherchées, car de nombreux bateaux ont été conçus autour de leurs dimensions, de leur puissance et de leur transmission.
Par ailleurs, lorsqu’un remplacement complet n’est pas nécessaire, il peut être intéressant de rechercher uniquement des pièces moteur bateau d’occasion afin de réparer la motorisation existante.
Vérifier la puissance du moteur
La puissance est évidemment l’un des premiers critères à prendre en compte.
Installer un moteur beaucoup moins puissant peut modifier fortement le comportement du bateau. À l’inverse, choisir une motorisation nettement plus puissante n’est pas forcément une bonne idée.
En effet, la coque, la transmission, l’arbre d’hélice et l’hélice ont été dimensionnés pour une certaine plage de puissance.
Avant de remplacer votre moteur, relevez donc :
- la puissance en chevaux ;
- le régime maximal ;
- la cylindrée ;
- le nombre de cylindres ;
- le type de carburant ;
- la référence exacte du moteur actuel.
Lorsque cela est possible, remplacer un moteur par un modèle identique ou proche simplifie considérablement l’installation.
Par exemple, un bateau équipé d’origine d’un moteur MerCruiser pourra parfois recevoir plus facilement une motorisation similaire qu’un moteur nécessitant une modification complète de l’installation.
Casse Marine propose régulièrement différents modèles, comme ce moteur MerCruiser V6 4.3L d’occasion, selon les disponibilités.
Attention aux dimensions du moteur
Cependant, deux moteurs développant 150 ch peuvent avoir des dimensions totalement différentes.
Dans une cale moteur, quelques centimètres peuvent suffire pour rendre une installation compliquée.
Il faut notamment vérifier :
- la longueur du moteur ;
- sa largeur ;
- sa hauteur ;
- la position des supports moteur ;
- la hauteur de sortie de l’inverseur ;
- l’emplacement du collecteur d’échappement ;
- l’accessibilité pour l’entretien.
La hauteur du moteur est particulièrement importante sur certains bateaux dont la cale moteur offre peu d’espace.
Ainsi, avant d’acheter un moteur marin d’occasion, il est recommandé de comparer précisément les dimensions avec celles de la motorisation existante.
L’inverseur doit être compatible
L’inverseur marin joue un rôle essentiel. Il transmet la puissance du moteur vers l’arbre d’hélice tout en permettant la marche avant, le point mort et la marche arrière.
Par conséquent, un changement de moteur peut nécessiter une vérification complète de l’inverseur.
Il faut connaître :
- sa marque ;
- son modèle ;
- son ratio ;
- son type de fixation ;
- sa puissance admissible ;
- le sens de rotation.
Ainsi, un moteur peut fonctionner parfaitement tout en étant totalement inadapté à l’inverseur déjà présent sur votre bateau.
Chez Casse Marine, nous proposons régulièrement des inverseurs marins d’occasion, notamment Volvo Penta, Hurth, ZF ou Borg Warner, provenant de moteurs ou de bateaux démontés pour le réemploi.
Diesel ou essence ?
La plupart des bateaux de croisière et de pêche équipés d’un moteur in-bord utilisent des moteurs diesel.
Le diesel est notamment apprécié pour son couple, son autonomie et sa consommation lors d’une utilisation régulière.
En revanche, les moteurs essence restent très présents sur les bateaux rapides et certains day-cruisers, notamment avec des motorisations MerCruiser ou Volvo Penta.
Lors d’un remplacement, conserver le même carburant reste généralement la solution la plus simple.
En effet, passer d’un moteur essence à un diesel, ou inversement, implique souvent beaucoup plus de modifications que le simple remplacement du moteur.
Lors d’un remplacement, conserver le même carburant reste généralement la solution la plus simple.
Passer d’un moteur essence à un diesel, ou inversement, implique souvent beaucoup plus de modifications que le simple remplacement du moteur.
Combien d’heures pour un moteur marin d’occasion ?
Par ailleurs, le nombre d’heures est une information importante, mais il ne doit jamais être le seul critère.
Un moteur marin ayant 1 500 heures et ayant été entretenu régulièrement peut être dans un meilleur état qu’un moteur affichant seulement 500 heures mais ayant passé plusieurs années sans fonctionner.
Il faut donc regarder l’ensemble de son historique.
Les éléments intéressants à connaître sont notamment :
- le nombre d’heures ;
- la fréquence des vidanges ;
- l’entretien du circuit de refroidissement ;
- le remplacement des courroies ;
- l’entretien des échangeurs ;
- l’état des injecteurs ;
- l’état du turbo lorsqu’il y en a un ;
- les périodes éventuelles d’immobilisation.
Enfin, une vidéo du moteur en fonctionnement peut également apporter des informations utiles avant l’achat.
Vérifier le circuit de refroidissement
En parallèle, le circuit de refroidissement constitue l’une des parties les plus importantes à contrôler sur un moteur marin.
L’eau salée favorise naturellement la corrosion et l’entartrage.
Sur un moteur d’occasion, il est donc intéressant d’observer l’état :
- de l’échangeur ;
- du coude d’échappement ;
- de la pompe à eau de mer ;
- des durites ;
- du thermostat ;
- des anodes lorsqu’elles sont présentes.
De plus, une surchauffe ancienne peut avoir laissé des traces même si le moteur fonctionne encore.
Heureusement, de nombreuses pièces peuvent être remplacées séparément. Avant d’envisager une remotorisation complète, consultez également nos pièces moteur marines d’occasion.
Observer les fumées et le démarrage
Lorsque le moteur peut être essayé, son démarrage donne déjà plusieurs indications.
Un moteur correctement réglé doit démarrer sans nécessiter de longues sollicitations du démarreur.
Il est également utile d’observer les fumées.
Une fumée bleue persistante peut révéler une consommation d’huile. À l’inverse, une fumée noire importante peut être liée à une mauvaise combustion ou à une surcharge. Enfin, la présence persistante de fumée blanche peut également nécessiter des investigations.
Toutefois, une légère fumée au démarrage ne signifie pas automatiquement que le moteur est défectueux.
Comment identifier précisément son moteur ?
Avant de rechercher un remplacement, photographiez la plaque constructeur de votre moteur.
Elle permet généralement d’identifier :
- la marque ;
- le modèle ;
- le numéro de série ;
- la puissance ;
- certaines caractéristiques de fabrication.
Sur un moteur Volvo Penta, Yanmar, Perkins ou MerCruiser, cette information facilite énormément la recherche d’une motorisation ou de pièces compatibles.
De plus, lorsque vous contactez un spécialiste, transmettez plusieurs photos de votre installation actuelle. Cela facilite la vérification de la compatibilité.
Acheter un moteur complet ou réparer l’ancien ?
Le choix dépend principalement du coût des réparations.
Une panne de démarreur, d’alternateur, de pompe ou d’échangeur ne justifie évidemment pas toujours le remplacement complet du moteur.
En revanche, lorsque le bloc est fortement endommagé, qu’un moteur a subi une importante corrosion ou qu’une réparation nécessite de nombreuses heures de main-d’œuvre, le remplacement par un moteur d’occasion peut devenir plus intéressant.
Il est donc utile de comparer :
coût de réparation + pièces + main-d’œuvre
avec :
prix d’un moteur d’occasion + adaptation + installation.
Le réemploi permet également de récupérer des pièces ou des moteurs provenant de bateaux ne pouvant plus naviguer, mais possédant encore une mécanique en bon état.
Où trouver un moteur in-bord d’occasion ?
Casse Marine dispose régulièrement de moteurs marins provenant de bateaux destinés au réemploi ou à la déconstruction.
Selon nos arrivages, vous pouvez retrouver des moteurs :
Volvo Penta, Yanmar, Perkins, MerCruiser, Nanni Diesel, Caterpillar, Cummins, Iveco et de nombreuses autres marques.
Notre stock évolue constamment.
Vous pouvez consulter directement notre catégorie moteurs in-bord d’occasion pour découvrir les motorisations actuellement disponibles.
Vous recherchez un moteur pour votre bateau ?
Si vous recherchez une motorisation précise, relevez la référence du moteur et transmettez-nous :
- la marque et le modèle ;
- la puissance ;
- plusieurs photos ;
- le modèle du bateau ;
- la référence de l’inverseur si vous la connaissez.
Vous pouvez consulter nos moteurs in-bord disponibles ou contacter Casse Marine afin de vérifier si nous disposons d’un moteur ou de pièces compatibles avec votre installation.
Les arrivages évoluent régulièrement : une motorisation absente aujourd’hui peut être disponible lors d’un prochain démontage.
