Acheter un moteur in-bord d’occasion peut être une excellente solution lorsqu’un moteur arrive en fin de vie ou lorsque le coût de sa réparation devient trop important.
Volvo Penta, Yanmar, Perkins, Nanni Diesel, MerCruiser… le marché de l’occasion permet de trouver de nombreuses motorisations pour remotoriser un bateau sans forcément investir dans un moteur neuf.
Mais avant d’acheter un moteur marin d’occasion, plusieurs points doivent être contrôlés. Un moteur de même puissance n’est pas nécessairement compatible avec votre bateau, et son état général doit être étudié avec attention.
Voici les 10 points importants à vérifier avant l’achat d’un moteur in-bord d’occasion.
1. Identifier précisément le moteur
Commencez par relever :
- la marque ;
- le modèle complet ;
- la puissance ;
- le carburant ;
- le numéro de série ;
- le modèle de l’inverseur.
Deux moteurs appartenant à une même famille peuvent présenter des différences selon leur version ou leur année de fabrication.
Cette identification permettra également de vérifier si les pièces détachées du moteur marin sont encore facilement disponibles.
2. Vérifier la compatibilité avec votre bateau
Un moteur de 200 CV ne peut pas forcément remplacer n’importe quel autre moteur de 200 CV.
Avant tout achat, il faut tenir compte :
- des dimensions ;
- du poids ;
- des supports moteur ;
- de la transmission ;
- de l’inverseur ;
- du rapport de réduction ;
- du régime moteur ;
- du faisceau électrique ;
- du refroidissement.
Plus la motorisation choisie est proche de votre installation existante, plus la remotorisation peut être simple.
3. Se renseigner sur l’origine du moteur
Si possible, cherchez à savoir pourquoi le moteur a été démonté.
Un moteur provenant d’un bateau remotorisé n’a pas forcément le même historique qu’un moteur ayant été immobilisé pendant plusieurs années ou ayant subi une entrée d’eau.
Demandez également, lorsqu’elles sont disponibles, des informations concernant :
- son utilisation ;
- son entretien ;
- ses réparations ;
- son nombre d’heures.
L’absence d’historique ne signifie pas automatiquement qu’un moteur est mauvais, mais ces informations permettent de mieux évaluer son état.
4. Vérifier si le moteur fonctionne
Lorsqu’un essai ou une vidéo est disponible, observez notamment :
- le démarrage ;
- le ralenti ;
- les vibrations ;
- les bruits mécaniques ;
- les fumées ;
- le comportement général.
Une vidéo de fonctionnement ne remplace pas un contrôle mécanique complet, mais elle donne déjà plusieurs indications avant l’achat.
5. Observer le démarrage à froid
Le démarrage à froid est particulièrement intéressant sur un moteur diesel marin d’occasion.
Un moteur qui peine fortement à démarrer peut présenter un problème de :
- préchauffage ;
- alimentation en carburant ;
- injecteurs ;
- démarreur ;
- batterie ;
- compression.
L’origine doit être identifiée avant de conclure à une usure importante du moteur.
6. Observer les fumées
Les fumées peuvent également fournir des indications intéressantes.
Il faut surtout observer :
- leur quantité ;
- leur couleur ;
- leur durée ;
- le moment où elles apparaissent.
Une légère fumée au démarrage d’un ancien diesel marin ne signifie pas nécessairement qu’il existe un problème important. En revanche, une fumée anormale et persistante mérite une vérification complémentaire.
7. Vérifier l’huile et les éventuelles fuites
Regardez l’aspect général du moteur et recherchez notamment :
- les fuites d’huile ;
- les traces de liquide de refroidissement ;
- les réparations anciennes ;
- les zones fortement corrodées.
Lorsque cela est possible, contrôlez également le niveau et l’aspect de l’huile.
Un moteur bateau d’occasion présentera naturellement des traces d’utilisation, mais une fuite importante ou une corrosion excessive doivent attirer votre attention.
8. Contrôler le circuit de refroidissement
Le refroidissement est l’un des éléments essentiels d’un moteur marin.
Il faut notamment vérifier :
- l’échangeur thermique ;
- les durites ;
- les colliers ;
- la pompe à eau ;
- la turbine ;
- les conduites ;
- la corrosion.
Un mauvais refroidissement peut provoquer une surchauffe et entraîner des dommages importants sur le moteur.
9. Vérifier l’inverseur et les accessoires
Deux moteurs apparemment identiques peuvent avoir des valeurs très différentes selon les équipements vendus avec.
Vérifiez si le moteur comprend :
- l’inverseur ;
- le démarreur ;
- l’alternateur ;
- le faisceau ;
- le tableau de bord ;
- les supports ;
- l’échangeur ;
- les commandes.
L’inverseur doit également être contrôlé avec attention, notamment son modèle et son rapport de réduction.
10. Prévoir une révision avant installation
Même lorsqu’un moteur fonctionne correctement, il est conseillé de repartir avec une base d’entretien connue.
Avant installation, prévoyez selon la motorisation :
- vidange ;
- filtres ;
- courroies ;
- turbine ;
- anodes ;
- contrôle des durites ;
- contrôle du refroidissement.
Cette révision est également plus facile à réaliser tant que le moteur n’est pas encore installé dans le bateau.
Acheter un moteur marin d’occasion : une solution économique
L’achat d’un moteur marin d’occasion peut permettre de prolonger la durée de vie d’un bateau tout en limitant le coût d’une remotorisation.
Chez Casse Marine, nous récupérons régulièrement différents moteurs provenant de bateaux démontés ou destinés à la déconstruction.
Selon nos arrivages, nous proposons notamment des moteurs Volvo Penta, Perkins, Yanmar, Nanni Diesel, MerCruiser et d’autres motorisations marines.
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